Lorsque l’on parle de dessert à Nice, on dit souvent « la fruscha »
ce qui signifie les fruits, tant il est vrai que l’essentiel des
fins de repas Niçois provient du jardin.
Pamplemousses, oranges, kumquats, kakis, mandarines, clémentines,
pommes, noix, pêches, fraises, framboises abricots etc… colorent nos
fins de repas tout au long de l’année soit frais soit en conserves
préparées avec soin quand les fruits étaient les plus beaux.
Mais il existe également quelques pâtisseries locales.
La plus connue et celle dont mon frère raffole particulièrement, ma
sœur et moi n’étant pas en reste pour autant, et sans nul doute la
Tourta dé Bléa ou La Tourte de Blette.
Des blettes en dessert me direz-vous ?
Oui, absolument et c’est excellent !
Cette recette nous avons bien failli la perdre, car elle n’était
notée nulle part. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant de
réussir à la faire aussi bien de que notre mère, mais avec le temps
j’y suis arrivée et je vous livre la recette.
Faites ramollir votre beurre sans qu’il devienne liquide pour
autant.
Faites une couronne avec votre farine et versez y vos œufs battu en
omelette avec le beurre.
Rassemblez rapidement avec les doigts, en ajoutant éventuellement un
peu d’eau si besoin.
Il est très important de ne pas travailler trop longtemps cette
pâte, c’est son secret.
La laisser reposer une bonne heure au frais avant de l’étaler.
Hachez régulièrement, en bandeaux d’un cm de large environ vos
blettes sans prendre soins de retirer les cotes si vous utilisez des
Blettes de Nice, dans le cas contraire, commencez par les retirer.
Lavez-les soigneusement dans plusieurs bains d’eau froide jusqu’à ce
qu’elle ne se teinte plus en vert.
Égouttez-les et séchez-les bien. Personnellement je me sers de mon
essoreuse à salade !
Faites tremper vos raisins secs dans l’alcool que vous aurez retenu
et que vous aurez légèrement chauffé.
Dans un saladier mélangez la cassonade, l’alcool, le raisin et deux
œufs.
Ajoutez vos blettes et mélangez à nouveau.